{"id":8479,"date":"2020-10-09T17:58:16","date_gmt":"2020-10-09T17:58:16","guid":{"rendered":"http:\/\/atombroker.hu\/journal\/?p=8479"},"modified":"2020-10-05T19:33:27","modified_gmt":"2020-10-05T19:33:27","slug":"rencontre-amoureuse-balzac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/2020\/10\/09\/rencontre-amoureuse-balzac\/","title":{"rendered":"Rencontre Amoureuse Balzac"},"content":{"rendered":"<p>LOV. A 196 Le Pr\u00eatre catholique. \u00c9bauche cit\u00e9e dans, p 434. Un site sans pr\u00e9occupation mercantile pour faire mieux connaitre les chats les aimer plus et offrir \u00e0 nos visiteurs tout ce quil convient de savoir pour les rendre plus heureux et mieux communiquer avec eux.  Pour comprendre l\u00e9volution historique de cette \u00e9motion \u00e9lectrique dans le monde francophone, une enqu\u00eate simpose tout dabord sur l\u00e9tymologie du syntagme form\u00e9 par coup et foudre, ainsi que sur la signification mythologique, scientifique et affective de ce ph\u00e9nom\u00e8ne symbolisant le feu du ciel. Dun c\u00f4t\u00e9, le mot coup est pr\u00e9sent dans de nombreuses expressions compos\u00e9es en fran\u00e7ais. Ainsi, par exemple, on parle dun coup de chance pour d\u00e9signer un heureux hasard ou dun coup d\u00e9tat pour se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la prise du pouvoir de mani\u00e8re violente et ill\u00e9gale. Dans toutes ces locutions le mot coup, qui signifie limpression que fait un corps sur un autre en le frappant, le per\u00e7ant, le divisant Dictionnaire de lAcad\u00e9mie fran\u00e7aise, 1798, p. 328 contribue \u00e0 donner une impression de rapidit\u00e9 \u00e0 laction dont on parle. Dailleurs, selon le Dictionnaire de Pierre Richelet, le mot coup employ\u00e9 seul pouvait d\u00e9j\u00e0 sappliquer \u00e0 la fin du XVIIe si\u00e8cle au domaine des passions, mais il \u00e9t\u00e9 plus fr\u00e9quemment associ\u00e9 \u00e0 la stupeur caus\u00e9e par un \u00e9v\u00e9nement inattendu et catastrophique Richelet, 1728, p 580. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/resize3-doctissimo.ladmedia.fr\/r\/1010,forcex\/img\/var\/doctissimo\/storage\/images\/fr\/www\/psychologie\/diaporamas\/citation-amitie\/citation-amitie-de-honore-de-balzac\/2939909-1-fre-FR\/Citation-amitie-de-Honore-de-Balzac.jpg\" alt=\"rencontre amoureuse balzac\" align=\"right\"> Cest un roman po\u00e9tique o\u00f9 lauteur \u00e9voque des souvenirs denfance Amorce Lamour occupe une place essentielle dans lart en g\u00e9n\u00e9ral, notamment dans la litt\u00e9rature, et plus particuli\u00e8rement dans le roman. Probl\u00e9matique Est-ce \u00e0 dire quil est n\u00e9cessaire que les personnages de roman tombent amoureux? Annonce des axes Certes, une histoire damour s\u00e9duit et int\u00e9resse le lecteur I, mais elle est aussi pour le romancier un atout pour la construction de son roman et pour faire comprendre sa vision du monde II. Cependant le romancier ne dispose-t-il pas dautres moyens pour int\u00e9resser son lecteur III? I. Pourquoi les personnages qui tombent amoureux donnent-ils de lint\u00e9r\u00eat \u00e0 un roman? 1. Du point de vue de laction et de la vari\u00e9t\u00e9 dans l\u00e9conomie du roman : un puissant ressort dramatique  une revue, la Revue parisienne, quil r\u00e9dige \u00e0 lui seul et qui ne <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.digitalavecrktyg.cf\/media\/cache\/car_medium\/uploads\/2018\/07\/19\/renlsx151592-pro.jpeg\" alt=\"rencontre amoureuse balzac\" align=\"left\"> A seize ans, elle fut enti\u00e8rement d\u00e9velopp\u00e9e, et se montra comme elle devait \u00eatre. Elle avait une taille moyenne, ni son p\u00e8re ni sa m\u00e8re n\u00e9taient grands; mais ses formes se recommandaient par une souplesse gracieuse, par ces lignes serpentines si heureuses, si p\u00e9niblement cherch\u00e9es par les peintres, que la Nature trace delle-m\u00eame si finement, et dont les moelleux contours se r\u00e9v\u00e8lent aux yeux des connaisseurs, malgr\u00e9 les linges et l\u00e9paisseur des v\u00eatements, qui se mod\u00e8lent et se disposent toujours, quoi quon fasse, sur le nu. Vraie, simple, naturelle, V\u00e9ronique mettait en relief cette beaut\u00e9 par des mouvements sans aucune affectation. Elle sortait son plein et entier effet, sil est permis demprunter ce terme \u00e9nergique \u00e0 la langue judiciaire. Elle avait les bras charnus des Auvergnates, la main rouge et potel\u00e9e dune belle servante dauberge, des pieds forts, mais r\u00e9guliers, et en harmonie avec ses formes. Il se passait en elle un ph\u00e9nom\u00e8ne ravissant et merveilleux qui promettait \u00e0 lamour une femme cach\u00e9e \u00e0 tous les yeux Sa beaut\u00e9 e\u00fbt alors \u00e9clips\u00e9 celle des plus belles femmes. Quel charme pour un homme \u00e9pris et jaloux que ce voile de chair qui devait cacher l\u00e9pouse \u00e0 tous les regards, un voile que la main de lamour l\u00e8verait et laisserait retomber sur les volupt\u00e9s permises! V\u00e9ronique avait des l\u00e8vres parfaitement arqu\u00e9es quon aurait crues peintes en vermillon, tant y abondait un sang pur et chaud. Son menton et le bas de son visage \u00e9taient un peu gras, dans lacception que les peintres donnent \u00e0 ce mot, et cette forme \u00e9paisse est, suivant les lois impitoyables de la physiognomonie, lindice dune violence quasi morbide dans la passion. Elle avait au-dessus de son front, bien model\u00e9, mais presque imp\u00e9rieux, un magnifique diad\u00e8me de cheveux volumineux, abondants et devenus ch\u00e2tains. En 1820, il arriva, dans la vie simple et d\u00e9nu\u00e9e d\u00e9v\u00e9nements que menait V\u00e9ronique, un accident qui ne\u00fbt pas eu dimportance chez toute autre jeune personne, mais qui peut-\u00eatre exer\u00e7a sur son avenir une horrible influence. Un jour de f\u00eate supprim\u00e9e, qui restait ouvrable pour toute la ville, et pendant lequel les Sauviat fermaient boutique, allaient \u00e0 l\u00e9glise et se promenaient, V\u00e9ronique passa, pour aller dans la campagne, devant l\u00e9talage dun libraire o\u00f9 elle vit le livre de Paul et Virginie. Elle eut la fantaisie de lacheter \u00e0 cause de la gravure, son p\u00e8re paya cent sous le fatal volume, et le mit dans la vaste poche de sa redingote. Lenfant passa la nuit \u00e0 lire ce roman, lun des plus touchants livres de la langue fran\u00e7aise. La peinture de ce mutuel amour, \u00e0 demi biblique et digne des premiers \u00e2ges du monde, ravagea le c\u0153ur de V\u00e9ronique. La petite vierge enfouie dans la belle fille trouva le lendemain ses fleurs plus belles quelles ne l\u00e9taient la veille, elle entendit leur langage symbolique, elle examina lazur du ciel avec une fixit\u00e9 pleine dexaltation; et des larmes roul\u00e8rent alors sans cause dans ses yeux. Dans la vie de toutes les femmes, il est un moment o\u00f9 elles comprennent leur destin\u00e9e, o\u00f9 leur organisation jusque-l\u00e0 muette parle avec autorit\u00e9; ce nest pas toujours un homme choisi par quelque regard involontaire et furtif qui r\u00e9veille leur sixi\u00e8me sens endormi; mais plus souvent peut-\u00eatre un spectacle impr\u00e9vu, laspect dun site, une lecture, le coup d\u0153il dune pompe religieuse, un concert de parfums naturels, une d\u00e9licieuse matin\u00e9e voil\u00e9e de ses fines vapeurs, une divine musique aux notes caressantes, enfin quelque mouvement inattendu dans l\u00e2me ou dans le corps. Chez cette fille solitaire, confin\u00e9e dans cette noire maison, \u00e9lev\u00e9e par des parents simples, quasi rustiques, et qui navait jamais entendu de mot impropre, dont la candide intelligence navait jamais re\u00e7u la moindre id\u00e9e mauvaise; chez lang\u00e9lique \u00e9l\u00e8ve de la s\u0153ur Marthe et du bon vicaire de Saint-Etienne, la r\u00e9v\u00e9lation de lamour, qui est la vie de la femme, lui fut faite par un livre suave, par la main du G\u00e9nie. Pour toute autre, cette lecture e\u00fbt \u00e9t\u00e9 sans danger; pour elle, ce livre fut pire quun livre obsc\u00e8ne. La corruption est relative. Il est des natures vierges et sublimes quune seule pens\u00e9e corrompt, elle y fait dautant plus de d\u00e9g\u00e2ts que la n\u00e9cessit\u00e9 dune r\u00e9sistance na pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue. Graslin, son gendre d\u00e9lection, devait donc infailliblement \u00e9pouser V\u00e9ronique. V\u00e9ronique eut tous les soirs un bouquet qui, le lendemain, parait son petit salon et quelle cachait aux voisins. Elle admira ces d\u00e9licieux bijoux, ces perles, ces diamants, ces bracelets, ces rubis qui plaisent \u00e0 toutes les filles dEve; elle se trouvait moins laide ainsi par\u00e9e. Elle vit sa m\u00e8re heureuse de ce mariage, et neut aucun terme de comparaison; elle ignorait dailleurs les devoirs, la fin du mariage; enfin elle entendit la voix solennelle du vicaire de Saint-Etienne lui vantant Graslin comme un homme dhonneur, avec qui elle m\u00e8nerait une vie honorable. V\u00e9ronique consentit donc \u00e0 recevoir les soins de monsieur Graslin. V\u00e9ronique \u00e9tait simplement mise en mousseline blanche. Une assembl\u00e9e assez imposante des femmes les plus distingu\u00e9es de la ville attendait la noce \u00e0 la cath\u00e9drale, o\u00f9 lEv\u00eaque, connaissant la pi\u00e9t\u00e9 des Sauviat, daignait marier V\u00e9ronique. La mari\u00e9e fut trouv\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralement laide. Elle entra dans son h\u00f4tel, et y marcha de surprise en surprise. Un d\u00eener dapparat devait pr\u00e9c\u00e9der le bal, auquel Graslin avait invit\u00e9 presque tout Limoges. Ce fut pendant cette soir\u00e9e que les deux anciens banquiers annonc\u00e8rent la fortune, immense en Limousin, donn\u00e9e par le vieux Sauviat \u00e0 sa fille. D\u00e8s neuf heures, le ferrailleur \u00e9tait all\u00e9 se coucher chez lui, laissant sa femme pr\u00e9sider au coucher de la mari\u00e9e. Il fut dit dans toute la ville que madame Graslin \u00e9tait laide, mais bien faite. D\u00e9j\u00e0 proclam\u00e9e laide, mais bien faite, elle fut alors regard\u00e9e comme bonne, mais stupide. Elle apprenait tant de choses, elle avait tant \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 voir, que son air, ses discours pr\u00eat\u00e8rent \u00e0 ce jugement une apparence de justesse. Elle eut dailleurs une sorte de torpeur qui ressemblait au manque desprit. Le mariage, ce dur m\u00e9tier, disait-elle, pour lequel l\u00c9glise, le Code et sa m\u00e8re lui avaient recommand\u00e9 la plus grande r\u00e9signation, la plus parfaite ob\u00e9issance, sous peine de faillir \u00e0 toutes les lois humaines et de causer dirr\u00e9parables malheurs, la jeta dans un \u00e9tourdissement qui atteignit parfois \u00e0 un d\u00e9lire vertigineux. Silencieuse et recueillie, elle s\u00e9coutait autant quelle \u00e9coutait les autres. En \u00e9prouvant la plus violente difficult\u00e9 d\u00eatre, selon lexpression de Fontenelle, et qui allait croissant, elle \u00e9tait \u00e9pouvant\u00e9e delle-m\u00eame. La nature regimba sous les ordres de l\u00e2me, et le corps m\u00e9connut la volont\u00e9. V\u00e9ronique maigrissait et devenait r\u00e9ellement laide. Ses yeux se fatigu\u00e8rent, ses traits grossirent, elle parut honteuse et g\u00ean\u00e9e. Ses regards offrirent cette triste froideur, tant reproch\u00e9e aux d\u00e9votes. Sa physionomie prit des teintes grises. Elle se tra\u00eena languissamment pendant cette premi\u00e8re ann\u00e9e de mariage, ordinairement si brillante pour les jeunes femmes. Aussi chercha-t-elle bient\u00f4t des distractions dans la lecture, en profitant du privil\u00e8ge quont les femmes mari\u00e9es de tout lire. Elle lut les romans de Walter Scott, les po\u00e8mes de lord Byron, les \u0153uvres de Schiller et de G\u0153the, enfin la nouvelle et lancienne litt\u00e9rature. Elle apprit \u00e0 monter \u00e0 cheval, \u00e0 danser et \u00e0 dessiner. Elle lava des aquarelles et des s\u00e9pia, recherchant avec ardeur toutes les ressources que les femmes opposent aux ennuis de la solitude. Enfin elle se donna cette seconde \u00e9ducation que les femmes tiennent presque toutes dun homme, et quelle ne tint que delle-m\u00eame. La sup\u00e9riorit\u00e9 dune nature franche, libre, \u00e9lev\u00e9e comme dans un d\u00e9sert, mais fortifi\u00e9e par la religion, lui avait imprim\u00e9 une sorte de grandeur sauvage et des exigences auxquelles le monde de la province ne pouvait offrir aucune p\u00e2ture. Tous les livres lui peignaient lamour, elle cherchait une application \u00e0 ses lectures, et napercevait de passion nulle part. Lamour restait dans son c\u0153ur \u00e0 l\u00e9tat de ces germes qui attendent un coup de soleil. Ah! mon ami, je sens en moi des forces superbes, et malfaisantes peut-\u00eatre, que rien ne peut humilier, que les plus durs commandements de la religion nabattent point. En allant voir ma m\u00e8re, et me trouvant seule dans la campagne, il me prend des envies de crier, et je crie. Il semble que mon corps est la prison o\u00f9 quelque mauvais g\u00e9nie retient une cr\u00e9ature g\u00e9missant et attendant les paroles myst\u00e9rieuses qui doivent briser une forme importune. Mais la comparaison nest pas juste. Chez moi, nest-ce pas au contraire le corps qui sennuie, si je puis employer cette expression. LAuvergnat se crut un excellent mari dassister au d\u00eener et au d\u00e9jeuner pr\u00e9par\u00e9s par les soins de sa femme; mais son inexactitude fut si grande, quil ne lui arriva pas dix fois par mois de commencer les repas avec elle; aussi par d\u00e9licatesse exigea-t-il quelle ne lattend\u00eet point. N\u00e9anmoins V\u00e9ronique restait jusqu\u00e0 ce que Graslin f\u00fbt venu, pour le servir elle-m\u00eame, voulant au moins accomplir ses obligations d\u00e9pouse en quelque point visible, Jamais le banquier, \u00e0 qui les choses du mariage \u00e9taient assez indiff\u00e9rentes, et qui navait vu que sept cent cinquante mille francs dans sa femme, ne saper\u00e7ut des r\u00e9pulsions de V\u00e9ronique. Insensiblement, il abandonna madame Graslin pour les affaires. Quand il voulut mettre un lit dans une chambre attenant \u00e0 son cabinet, elle sempressa de le satisfaire. Ainsi, trois ans apr\u00e8s leur mariage, ces deux \u00eatres mal assortis se retrouv\u00e8rent chacun dans leur sph\u00e8re primitive, heureux lun et lautre dy retourner. Jean-Fran\u00e7ois, alors \u00e2g\u00e9 de vingt-cinq ans, \u00e9tait petit, mais bien fait. Ses cheveux cr\u00e9pus et durs, plant\u00e9s assez bas, annon\u00e7aient une grande \u00e9nergie. Ses yeux, dun jaune clair et lumineux, se trouvaient trop rapproch\u00e9s vers la naissance du nez, d\u00e9faut qui lui donnait une ressemblance avec les oiseaux de proie. Il avait le visage rond et dun coloris brun qui distingue les habitants du centre de la France. Un trait de sa physionomie confirmait une assertion de Lavater sur les gens destin\u00e9s au meurtre, il avait les dents de devant crois\u00e9es. N\u00e9anmoins sa figure pr\u00e9sentait les caract\u00e8res de la probit\u00e9, dune douce na\u00efvet\u00e9 de m\u0153urs ; aussi navait-il point sembl\u00e9 extraordinaire quune femme e\u00fbt pu laimer avec passion. Sa bouche fra\u00eeche, orn\u00e9e de dents dune blancheur \u00e9clatante, \u00e9tait gracieuse. Le rouge des l\u00e8vres se faisait remarquer par cette teinte de minium qui annonce une f\u00e9rocit\u00e9 contenue, et qui trouve chez beaucoup d\u00eatres un champ libre dans les ardeurs du plaisir. Son maintien naccusait aucune des mauvaises habitudes des ouvriers. Aux yeux des femmes qui suivirent les d\u00e9bats, il parut \u00e9vident quune femme avait assoupli ces fibres accoutum\u00e9es au travail, ennobli la contenance de cet homme des champs, et donn\u00e9 de la gr\u00e2ce \u00e0 sa personne. Les femmes reconnaissent les traces de lamour chez un homme, aussi bien que les hommes voient chez une femme si, selon un mot de la conversation, lamour a pass\u00e9 par l\u00e0. 47-La Rabouilleuse, 1842, dans Choses vues, raconta : Il avait la face violette, presque noire, inclin\u00e9e \u00e0 droite, la barbe non faite, les cheveux gris et coup\u00e9s courts, l\u0153il ouvert et fixe. Je le voyais de profil et il ressemblait ainsi \u00e0 lempereur. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/antiarnaques.org\/files\/images\/black-list\/x_6de8789e.jpg\" alt=\"rencontre amoureuse balzac\" align=\"right\"> Le grand projet de La Com\u00e9die humaine a \u00e9t\u00e9 interrompu par la mort pr\u00e9matur\u00e9e de lauteur, mais les papiers de Balzac contenaient nombre d\u00e9bauches de, de romans ou d qui permettent de reconstituer le parcours litt\u00e9raire et \u00e9clairent son projet. En cela, ces \u00e9bauches ont une valeur historique importante et, parfois, une valeur litt\u00e9raire inattendue. Mais cest surtout par ce quelles nous apprennent de Balzac et de sa mani\u00e8re d\u00e9crire quelles sont pr\u00e9cieuses. Lensemble de ces manuscrits, dabord \u00e9parpill\u00e9s \u00e0 la mort de lauteur, a pu \u00eatre r\u00e9uni gr\u00e2ce au patient travail de collectionneur du vicomte, et par les arch\u00e9ologues litt\u00e9raires qui lui ont succ\u00e9d\u00e9 et ont travaill\u00e9 \u00e0 remettre en ordre et \u00e0 interpr\u00e9ter le sens de ces textes en cherchant ce qui les rattachait \u00e0. Ils ont dabord \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s en par Marcel Bouteron huit textes, puis par en dix textes et. Beaucoup de ces textes \u00e9taient rest\u00e9s in\u00e9dits du vivant de lauteur. En 1950, lors du centenaire de la mort de Balzac, deux textes furent \u00e9dit\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment : et. Il a \u00e9t\u00e9 imprim\u00e9 cinquante exemplaires num\u00e9rot\u00e9s sur papier Hollande Van Gelder. Et soulign\u00e9 par lusage des adjectifs qualificatifs d\u00e9pr\u00e9ciatifs affect\u00e9e, ridicule. Le jugement n\u00e9gatif du narrateur se ressent dans la phrase ironique o\u00f9 il compare Charles \u00e0 une oeuvre Une approche macro-g\u00e9n\u00e9tique ne sattachera pas imm\u00e9diatement \u00e0 ces questions po\u00e9tiques et th\u00e9oriques, ni au mouvement qui lie le manuscrit au texte publi\u00e9 il y a bien un moment o\u00f9 le manuscrit soriente vers le texte d\u00e9finitif, et un rapport \u00e9troit, au moins quantitatif, de suppressions, dajouts, de maintiens, entre le texte final et les manuscrits. Son objet sera plut\u00f4t l\u0153uvre dans son entier, la disposition de ses parties, sa structure, son organisation globale, ce par quoi le texte arrive \u00e0 une existence stable. Elle cherche des prises sur des op\u00e9rations complexes dun autre ordre : le pr\u00e9l\u00e8vement et la r\u00e9insertion, la r\u00e9\u00e9criture, le classement, la totalisation, les contraintes g\u00e9n\u00e9riques rencontr\u00e9es par l\u0153uvre in statu nascendi, et les man\u0153uvres quelle d\u00e9ploie pour les r\u00e9soudre ou les contourner. Pour cela, n\u00e9cessairement, elle prend en compte le discours critique et pr\u00e9faciel par lequel le romancier l\u00e9gitime et d\u00e9finit sa pratique du roman, qui nest pas un discours de l apr\u00e8s-faire, ni une parole post\u00e9rieure, pr\u00e6 fatio plac\u00e9e devant, mais un discours toujours tenu sur l\u0153uvre \u00e0 venir.  Notify me by email when the comment gets approved. Il ne sera bient\u00f4t plus quun cadavre. Les deux, s\u0153urs, envieuses linn\u00e9 de lautre, se d\u00e9testent ; mais elles sentendent pour lenvoyer rapidement au P\u00e8re-Lachaise. Quels cris, dignes dune plus noble cause, lui arrachent ces mis\u00e9rables! Venez vous plaindre ici, leur crie-t-il dans le taudis infect o\u00f9 la rel\u00e9gu\u00e9 madame Vauquer. Mon c\u0153ur est grand : il peut tout recevoir. Oui, vous aurez beau le percer : les lambeaux feront encore des coeurs de p\u00e8re! Sur le lit de mort, o\u00f9 lont couch\u00e9 leurs altercations haineuses et o\u00f9 il les attend en vain, il pousse des g\u00e9missements de torture : Elles se sont bien veng\u00e9es de mon affection ; elles mont tenaill\u00e9 comme des bourreaux.. Mes filles, c\u00e9tait mon vice : elles \u00e9taient mes ma\u00eetresses, enfin tout.. Venez, mes ch\u00e9ries, venez encore me baiser, uin dernier baiser, le viatique de votre p\u00e8re, qui priera Dieu pour vous 1 Apr\u00e8s tout, vous \u00eates innocentes 1.. Tout est de ma faute, je les ai habitu\u00e9es \u00e0 me fouler aux pieds. Jaimais cela, moi.. Je veux mes filles, je les ai faites, elles sont \u00e0 moi.. Je les b\u00e9nis.. Lagonie du p\u00e8re Goriot est la plus poignante de toutes A ces contrari\u00e9t\u00e9s sajoute celles de la pr\u00e9sence dAlexandrine, dite Aline, si belle que tous les passants la regardent Balzac la soeur dEveline. Elle donne son avis sur tout, se montre jalouse du bonheur de sa soeur qui va avoir un si bel \u00e9tablissement \u00e0 Paris, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 duquel Wierchowznia serait tout simplement vulgaire. Le compliment flattait Balzc mais ne devait pas trop plaire \u00e0 la ma\u00eetresse de Wierzchownia. Mais pire que tout, Alexandrine fr\u00e9quentait le salon du prince Adam Czartoryski 1770-1861 dans le bel H\u00f4tel de Lambert dans l\u00eele Saint-Louis. Il avait pr\u00e9sid\u00e9 le gouvernement provisoire de Varsovie lors de linsurrection de 1831 et avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 mort par Nicolas Ier. Pour Balzac, c\u00e9tait dangereux car tout ceci pouvait se retourner contre Madame Hanska.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre amoureuse balzac<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8479"}],"collection":[{"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8479"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8479\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8480,"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8479\/revisions\/8480"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8479"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8479"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/atombroker.hu\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8479"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}